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znieff : secteur du Pic Saint Loup et montagne de l’Hortus

jeudi 8 septembre 2005 , par Perrey Luc , Commenter

diren

ZNIEFF de type II
Numéro:00004038

Localisation
cartes IGN au 1/25000 : Claret (2742 E) Saint-Martin-de-Londres (2742 W)

Superficie
2 760 ha

Mesure de gestion
Site classé du Pic Saint-Loup et de la montagne de l’Hortus. Site inscrit du Pic Saint-Loup. Site inscrit de l’Hortus.

Artificialisation
Les falaises du versant nord sont particulièrement propices aux activités d’escalade. Sur le versant sud, un sentier très fréquenté permet d’atteindre le sommet. On y relève aussi des activités cynégétiques ainsi que quelques terrains de parcours pour des troupeaux d’ovins. Dans les trois combes principales : Fambétou, Mortiès et Patus, on note la présence de cultures et de fermes.

Description
Au nord de Montpellier, le pic-Saint-Loup surgit brusquement au-dessus des garrigues et des vignes.Ce site remarquable est visible de très loin depuis les Cévennes jusqu’au littoral et représente un point fort du paysage de la région montpelliéraine. Du point de vue géologique et tectonique, le pic Saint-Loup se présente comme un pli déversé, légèrement charrié vers le nord. Il ne reste de ce pli que le flanc nord dont les couches redressées à la verticale forment un mur abrupt qui domine de 300 m la cuvette de Saint-Martin-de-Londres. Au pied du pic, côté nord, s’étend le creux de Fambétou prolongé par la cuvette de Saint-Martin-de-Londres au microclimat frais et humide et la vallée du Terrieu. En face, se dressent les falaises abruptes de l’Hortus suivies par le plateau et le bois du Patus. Le versant sud, en pente plus douce, est couvert par une garrigue boisée de Chêne vert (Quercus ilex), prolongée par une cuvette au fond tapissé de vignes.

Critères de délimitation
La délimitation du site est basée sur des critères liés à l’occupation des terres, au paysage et au relief. La limite adoptée définit une entité paysagère qui comprend le pic Saint-Loup et la montagne de l’Hortus ainsi que les espaces boisés proches. Cette entité contraste fortement avec le paysage agricole alentour. La limite sud, à hauteur de Saint-Jean-de-Cuculles, n’est pas nette en raison de la continuité des espaces boisés. La cuvette de Saint-Martin-de-Londres, bien qu’étant située dans la plaine agricole, a été incluse dans cet ensemble du fait de la présence d’un biotope particulier et de stations d’espèces rares.

Richesse patrimoniale
1 - Floristique La région du Pic Saint-Loup constitue une classique des excursions botaniques montpelliéraines en raison de sa proximité de Montpellier et de la diversité des milieux rencontrés dans une zone de transition climatique. On dénombre plusieurs espèces rares ou en limite sud de leur aire de répartition : - Gagea foliosa : espèce protégée possédant 4 stations dans le département ; - Orchis fragans, Tulipa sylvestris, Paeonia officinalis et Ornithogalum pyrenaïcum : espèces protégées ; - Genista tinctoria : espèce rare en zone méditerranéenne (moins de 10 stations dans le département) ; - Jasonia tuberosa : deux stations connues dans l’Hérault ; - Daphne alpina et Ribes alpinum : espèces spécifiques des rocailles calcaires en montagne ; ici en limite sud de leur aire de répartition ; - Saxifraga cebennensis et Hieracium stelligerum : espèces endémiques ; - Opopanax chironium : il s’agit de la seule station connue dans le département ; - Phyteuma charmelii : espèce spécifique des rochers calcaires et possédant moins de 3 stations dans l’Hérault ; - Muscari botryoïdes : espèce possédant moins de 5 stations dans le département. 2 - Faunistique Les falaises, les grottes et les escarpements rocheux abritent une faune remarquable. Parmi les oiseaux, on recense : - le Tichodrome (Tichodroma muraria) et l’Accenteur alpin (Prunella collaris) en hivernage ; - le Hibou grand-duc (Bubo bubo) : trois couples ; - le Merle bleu (Monticola solitarius) ; - l’Aigle de Bonelli (Hieraaetus fasciatus) : un couple niche dans la falaise. Cette espèce est en forte régression depuis plus de 20 ans ; - le Martinet à ventre blanc (Apus melba) ; - l’Hirondelle des rochers (Hirundo rupestris) ; - le Grand Corbeau (Corvus corax) : un couple ; - le Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax) : un couple a niché pour la première fois en 1991. Dans les cavités, se réfugie des chiroptères dont le rarissime Molosse de Cestoni (Tadarida teniotis), le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersi) et le Murin de Cappacini (Myotis capaccinii). Enfin, on note la station la plus méridionale connue de Vipère aspic (Vipera aspis).

Intérêt
La mosaïque des milieux et la diversité des paysages expliquent l’intérêt exceptionnel de cette zone qui est l’une des plus connues de la région. Elle présente tout d’abord un intérêt exceptionnel sur le plan paléontologique. Les marnes noires de la combe de Mortiès sont constituées en effet d’anciens sédiments marins très riches en fossiles (26 espèces au total) et constituent un lieu de référence pour les stratigraphes et les paléontologistes. Sur le plan écologique, la diversité des milieux (microclimat frais et humide dans les combes, garrigue sèche, escarpements rocheux, marnes noires) liée à la topographie et à l’exposition du site sont à l’origine de la richesse et de la variété des espèces végétales et animales.

Dégradation
milieu où prospèrent des espèces animales rares et sensibles au dérangement est particulièrement menacé par le développement d’activités sportives et de loisirs qui entraîneraient à court terme sa dégradation et la disparition des populations nicheuses.

Gestion du milieu
Les aménagements aboutissant à l’ouverture du milieu et donc favorisant l’accroissement de la fréquentation sont à proscrire. De même, afin de conserver une entité paysagère harmonieuse, il convient d’éviter le mitage du site et notamment une urbanisation anarchique et dispersée. Une évolution des usages actuels (création d’aménagement) conduirait inévitablement à de profondes modifications, voire à une destruction de ce site remarquable.

Bibliographie - Source
DALLARD R. - G.R.I.V.E. Communication orale. DIGUET A., 1987 - Flore de l’Hérault, monocotylédones (1ère partie). Société d’Etude et de Science Naturelle de l’Hérault. GARONNE B., 1982 - Excursion au Pic Saint-Loup. 113ème session extraordinaire de la Soc. Bot. de France. Naturalia Monspeliensa, p. 49 -58. SALASSE J.P. - Ecologistes de l’Euzière. Communication orale. S.P.N.L.R., 1977 - Le Pic Saint-Loup et le causse de l’Hortus. Propositions pour la sauvegarde d’un site exceptionnel. Document polycopié. Maîtrise d’ouvrage : Ministère de l’Environnement Maîtrise d’ouvrage déléguée nationale : Secrétariat de la Faune et de la Flore du Muséum National d’Histoire Naturelle Maîtrise d’ouvrage déléguée régionale : Direction Régionale de l’Environnement Languedoc-Roussillon (DIREN) Maîtrise d’oeuvre : Institut des Aménagements Régionaux et de l’Environnement (IARE Montpellier). 1992

P.-S.

Source et actualisations : 00004038
Avec l’aimable autorisation de la Direction régionale de l’environnement du Languedoc-Roussillon
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