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Prospective économique et démographique en Languedoc-Roussillon - 2015

mardi 18 juillet 2006 , par Perrey Luc , Commenter

Cela date un peu (2003) mais reste instructif. Cette page reprend le communiqué de presse résumant le rapport. Pour plus de précisions, notamment sur l’Hérault et l’agglomération montpelliéraine, se reporter au rapport téléchargeable.

Le Languedoc-Roussillon a connu la 2ème plus forte croissance démographique française
entre 1962 et 1999.

La croissance démographique a en effet été de 1,1% en moyenne sur la période 1962-1999, plaçant
la région Languedoc-Roussillon au second rang des régions françaises.
Cette croissance démographique est due à plus de 90 % aux migrations : jeunes, actifs et retraités
viennent en masse dans la région. Ces migrations proviennent pour 2/3 d’entre elles des régions
périphériques au Languedoc-Roussillon et témoignent de l’attractivité de la région.
Le rythme de croissance démographique a ralenti depuis le début des années 1990 : 0,90% entre
1990 et 1999 en Languedoc-Roussillon contre 1,1% sur la période 1975-1990. Ce rythme de
croissance reste cependant élevé ( 2,5 fois la moyenne nationale ) et au recensement de 1999, le
Languedoc-Roussillon comptait 2 295 600 habitants.

La croissance démographique, même ralentie, continuera à être forte : entre +170 000 et
+310 000 habitants d’ici 2015 pour la région Languedoc-Roussillon.

La population de la région Languedoc-Roussillon continuera à augmenter d’ici 2015.
Le rythme de croissance pourrait cependant être ralenti par rapport aux décennies précédentes,
notamment en raison d’une hausse du coût du foncier.
Le rapport dégage trois scenarii de croissance de la population en fonction de l’évolution du solde
migratoire (solde migratoire stable par rapport aux années précédentes, solde migratoire diminuant
légèrement ou diminuant fortement).
La population augmentera dans tous les cas, l’estimation variant selon les scenarii entre +170 000
habitants (7,4% de la population actuelle) et + 310 000 habitants (13 ,5% de la population
actuelle) d’ici 2015.

L’arrivée massive de nouveaux habitants nécessitera davantage de logements, de formation
professionnelle et de services collectifs.

Au niveau du logement, 11 000 à 15 000 résidences principales devront être construites d’ici 2015,
ainsi que 2000 à 2600 logements sociaux chaque année.
Concernant le marché du travail, des formations adaptées seront nécessaires afin d’adapter la main
d’oeuvre aux besoins régionaux. Les pénuries sectorielles devront être évitées, comme par exemple
les médecins en zone rurale.
Le renforcement des équipements en services collectifs entraînera une augmentation des charges
des collectivités locales, alors même que les communes du Languedoc-Roussillon sont fortement
endettées : l’effort de désendettement des collectivités locales devra être poursuivi dans un
contexte de contraintes fortes sur les ressources.

La solidarité vis-à-vis des personnes âgées et l’insertion des jeunes devront être renforcées.

Les personnes âgées de plus de 60 ans seront de plus en plus nombreuses : la région comptera entre
+ 197 000 et + 227 000 personnes de plus de 60 ans d’ici 2015. La solidarité vis-à-vis des personnes
âgées devra être renforcée, notamment pour les personnes âgées dépendantes, dont le nombre
pourrait passer de 26 000 à 41 000 d’ici 2015.
Pour les jeunes, l’avenir des 13 000 élèves supplémentaires à scolariser dans les écoles, collèges et
lycées d’ici 2015 devra être assuré par la construction d’équipements. Un effort particulier de
formation devra être réalisé pour garantir leur insertion sur le marché du travail.

  Fiche n°1 : Les trois scenarii de croissance à horizon 2015

La croissance démographique dépend du solde naturel (nombre de naissances moins nombre de
décès) et du solde migratoire (nombre d’arrivées moins nombre de départs d’habitants).Le solde
naturel étant considéré comme stable et relativement faible sur longue période, seul le solde migratoire
contribue à la dynamique démographique régionale.

Le solde migratoire pourrait diminuer dans les quinze prochaines années en raison d’une moindre
attractivité, due notamment à l’élévation du coût du foncier : c’est ce qui s’est passé dans la région
PACA dans les années 1990, notamment dans les Alpes-Maritimes.
Trois scénarii, plus ou moins optimistes quand aux prévisions de solde migratoire, sont ainsi
présentés :

  • scénario H1 : solde migratoire diminué d’un quart par rapport à la tendance 1975-1999
  • scénario H2 : solde migratoire diminué de la moitié par rapport à la tendance 1975-1999
  • scénario H3 : solde migratoire stable par rapport aux années 1990

Les résultats sont les suivants pour la région Languedoc-Roussillon :

Scénario H1 Scénario H2 Scénario H3
Nombre d’habitants supplémentaires + 268 300 + 170 000 + 309 800
Rythme annuel de progression en % + 0,73 % + 0,47 % + 0,84%

Les résultats ont également été déclinés par département :

Nombre d’habitants supplémentaires selon les scenarii
Aude + 5000 à + 15 700
Gard + 45 000 à + 52 800
Hérault + 101 200 à + 190 600
Lozère - 2700 à + 2000
Pyrénées-Orientales + 21 500 à + 48 700

  Fiche n°2 : La structure par âge de la population et ses conséquences

Les trois scenarii postulent un fort accroissement de la population âgée de plus de 60 ans : le
Languedoc-Roussillon pourrait compter entre plus 162 500 et plus 226 700 personnes de plus de 60
ans d’ici 2015.

Scénario H1 Scénario H2 Scénario H3
Evolution en rythme annuel moyen des plus de 60 ans + 2,02 % + 1,70 % + 2,28 %
Evolution en rythme annuel moyen de l’ensemble de la
population
+ 0,73 % + 0,47 % + 0,84 %

Cette modification de la structure de la population au profit des personnes les plus âgées aura des
conséquences en termes de prise en charge de la dépendance : le nombre de personnes en situation
de dépendance pourrait augmenter de 60 %, passant de 26 000 à 41 000 personnes.
Les personnes dépendantes résidant davantage dans des espaces ruraux, les départements de l’Aude,
des Pyrénées-Orientales et de la Lozère risquent de connaître des tensions financières au niveau de la
prise en charge du risque dépendance.

De fortes tensions devraient se manifester au niveau de l’offre de soins : le départ à la retraite de
nombreux médecins et les effets différés du numerus clausus conduiront à une diminution du nombre
de médecins, notamment en zone rurale.

A l’autre bout de la population, le nombre d’élèves en âge d’être scolarisés augmentera fortement :
plus 13 000 élèves d’ici 2015 dans les écoles, collèges et lycées. Cette augmentation devra être
conciliée avec le départ à la retraite de nombreux personnels enseignants : 40% des enseignants
actuels du secondaire seront à la retraite en 2015.
L’arrivée de ces classes d’âge jeune nécessitera également de forts investissements en termes de
formation professionnelle : un effort de qualification de la population active devra être réalisé, tant
pour répondre au vieillissement de la population d’une part que pour permettre à ces jeunes de se
positionner et d’éviter les effets d’éviction d’autre part.

  Fiche n°3 : Les besoins collectifs à horizon 2015

Les besoins en logements seront importants, tant en raison de la croissance démographique que de
l’évolution des modes de vie ( hausse de la décohabitation, baisse de la taille des ménages) : entre 12
000 et 15 000 résidences principales devront être construites d’ici 2015.
La situation est particulièrement tendue pour les logements sociaux, dont la proportion en Languedoc-
Roussillon est faible : 2000 à 2600 logements sociaux devront être construits chaque année d’ici
2020.

Concernant les infrastructures de transport, les grands dossiers sont déjà à l’étude et l’enjeu
consistera à maintenir l’investissement public à un haut niveau.

La maîtrise de l’occupation du sol devra être améliorée : actuellement, 1 habitant sur 6 en
Languedoc-Roussillon réside dans une zone inondable. La mise en place des Plans de Prévention des
Risques Inondations, fortement accélérée depuis 2000, devra être poursuivie.

L’endettement des collectivités locales donne des marges limitées : en Languedoc-Roussillon, il
faudrait 0,8 à 1,4 années de produits de fonctionnement pour rembourser la dette des communes,
contre 0,6 année en moyenne nationale. Un effet de ciseau est prévisible entre des ressources
relativement stables et des charges en augmentation constante.

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