Publié: 31-05-2004
Modifié: 25-05-2004
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Vous la réclamiez depuis longtemps. Vous l’attendiez avec impatience. Elle est arrivée. L’ascencion du Pic St Loup par l’arête Est, moins fréquentée et plus élégante que par l’arête Ouest. Et une descente dans la face Nord également moins courue que celle par la Diagonale tout en étant aussi intéressante techniquement.
Attention : comme pour le parcours diagonale-arête Ouest, ce circuit s’adresse uniquement à des randonneurs très expérimentés. A ne pas mettre entre toutes les mains.
Temps de parcours :3h00.
Dénivelée :500m.
Période recommandée : D’avril à juin et de septembre à octobre. Les journées de fin d’automne et d’hiver, le versant Nord ne voit pas le soleil et la descente peut alors être dangereuse car humide ou verglacée. En juillet et août, vous risquez de cuire au soleil dans la montée de l’arête. Et il y a trop de monde au sommet. Restent donc les périodes intermédiaires.
Terrain : Au même titre que son petit frère "Le Pic St Loup par l’arête Ouest", ce parcours s’adresse à des randonneurs haut de gamme, possédant une certaine marge leur permettant de passer du II ou du III sans assurance, y compris en désescalade. La montée par l’arête Est est un peu aérienne et s’effectue sur un excellent rocher mais on peut éviter les passages délicats. En revanche, la descente se fait sur du rocher parfois marbré et sauf à faire demi-tour, on ne peut pas échappper aux difficultés. Cependant, c’est moins expo et moins aérien que par la diagonale.
Au total, un circuit assez court mais très physique et éprouvant.
Mêmes conseils que pour le topo de l’arête Ouest : ne vous engagez pas seul(e) sur ce parcours, emmenez une corde okazou, et surtout qu’il y en ait au moins un parmi vous qui soit sûr de son niveau sur ce type de terrain.
Paysage : Vous savez (pour l’avoir lu dans le topo de l’arête Ouest) qu’il y a principalement quatre façons intéressantes de monter au Pic. La diagonale et l’arête Ouest ont été décrits dans le topo cité précédemment. Je ne pense pas que l’audience de mon site y soit pour quelque chose, mais toujours est-il que ces deux parcours deviennent de plus en plus fréquentés. Alors je vous présente ici les deux autres façons plus confidentielles d’accéder au Pic. La montée par l’arête Est a été rebalisée il y a quelques années mais elle reste peu courue. En vérité, c’est un simple sentier avec quelques passages rocheux. Pas terrible. Au lieu de cela, je vous propose d’éviter une bonne partie de ce sentier pour parcourir la crête proprement dite et là, c’est presque une voie d’escalade. Pas dur (à peine du III) mais quelle ligne, quelle esthétique ! Une merveille. Et en plus, le rocher est bon.
La descente dans la face Nord ne ressemble pas à celle par la diagonale. Il n’y a pas de passages clés mais la difficulté est plus soutenue, notamment en bas. A la fin de cette descente, on souffle un bon coup. Vraiment physique. On dépasse largement le stade de la rando. Mais c’est quand même assez génial de se retourner une fois en bas et de se dire qu’on est descendu dans cette face verticale et austère...
Ceci dit, n’oubliez quand même pas de regarder le paysage au loin. Le Pic est surtout connu pour ça. Montagne isolée dans la plaine, panorama à 360 degrés.
Fréquentation : Sur l’arête et dans la descente, très faible. Au sommet, parois énorme. Sur les sentiers d’accès, assez conséquente.
Eau :Non
Carte :IGN TOP 25 n° 2742ET
Accès et parking :
Se rendre à St Mathieu de Tréviers. A la sortie du village, au rond point, prendre à gauche la D1 direction St Martin de Londres. S’engager alors sur cette magnifique route qui passe entre l’Hortus et le Pic St Loup, le tout dans une superbe pinède. Après 6,5 Km, la route arrive à un col et fait un virage serré à droite. Parking sur les bas côtés, dans le virage.
Parcours :
Prendre le sentier qui part du virage en direction approximative de l’Est. Marcher un moment sur cette trace rectiligne qui fait ensuite un grand virage à droite. Peu après ce virage, carrefour. Aller à gauche. Le sentier est très raviné. Après quelques minutes, faire attention à ne pas rater une bifurcation où on va en biais à droite (vieille balise jaune sur un rocher). Le tracé est ensuite bien arboré. On passe une clôture, on ignore une mauvaise trace qui part à gauche et on se rapproche du bas des falaises. Après 45 minutes, quitter le sentier principal pour une sente qui monte sur la droite (cairn). Pas d’erreur possible, c’est la seule trace nette sur la droite. On est à quelques minutes à peine du col de la Pousterle, donc pas loin de l’extrémité Est de la crête rocheuse. La sente monte fortement puis atteint le pied de la paroi rocheuse. Longer cette dernière en la gardant à main droite jusqu’à un col (clôture). Juste après le col, prendre une sente à droite balisée en bleu. On fait quelques zig zag dans les lapiaz puis on rejoint la crête. Premier passage rocheux (très facile). Ensuite, on quitte à nouveau la crête pour passer dans le versant Sud. A cet endroit, l’arête est trop végétative et se parcourt difficilement, donc mieux vaut rester sur le sentier. A 1h20, le sentier toujours bien balisé en bleu atteint une brèche très marquée sur la crête. Ici, on laisse notre sentier repartir dans le versant Sud et on attaque la partie intéressante du parcours. Pendant une demi-heure environ (enfin, ça dépend de votre rythme sur ce type de terrain) on va suivre précisément le fil de l’arête selon une ligne particulièrement esthétique. Le rocher est très bon. Globalement, le niveau de difficulté est raisonnable et l’itinéraire est à la portée d’un randonneur. Cependant, on va rencontrer trois réelles difficultés (qu’on peut contourner par le Sud, parfois en galérant dans la broussaille). Juste après la brèche, un bastion rocheux peut impressionner par sa hauteur mais il ne faut pas hésiter à s’y engager, c’est très facile. Plus loin, il faut franchir une portion d’arête effilée. Beaucoup de gaz. Vraiment magnifique. Enfin, un dernier bastion rocheux se franchit aisément en son centre par une cheminée et peut se passer plus élégamment par la droite mais c’est plus expo. On termine ensuite par du très facile et le sentier bleu nous rejoint sur la partie horizontale terminale. Avec lui, on rejoint le sommet. Une fois passé celui-ci, on poursuit sur l’arête Ouest avec un balisage rouge. Très aérien mais facile. On contourne le cirque des Escargots et après cela, on repère sur la droite une trace balisée en vert qui plonge dans le versant Nord (2h05). Après quelques grandes marches rocheuses faciles, attention à ne pas rater un changement de direction au niveau d’un cairn. Si on continue tout droit, on s’aperçoit vite de son erreur car la trace se perd. La descente se poursuit sans difficulté. Ensuite, plus on descend, plus ça se corse. Les marches sont de plus en plus hautes et souvent marbrées. Plein de petits cailloux glissants recouvrent souvent le rocher et sont autant de pièges. La descente est longue et physique. Enfin, à 2h35, on atteint le haut d’un pierrier. Fin des difficultés. Descendre le pierrier dans l’axe de plus grande pente pour trouver le départ d’un sentier dans les chênes qui nous mène en quelques minutes à un carrefour avec un tracé plus large. Prendre celui-ci à droite. On atteint une zone herbeuse à droite, laquelle est suivie d’un carrefour où on va tout droit. Après une traversée plus ou moins horizontale, on arrive à l’orée d’une grande zone dégagée. Bifurcation, prendre à gauche. Le sentier balisé par des triangles verts serpente dans la garrigue et les rochers pour retomber sur le sentier de départ qu’on prend à gauche afin de rejoindre le parking.