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La tour de Montredon : situation dans une typologie

jeudi 28 août 2008 , par Fernandez cécile , Commenter

 Typologie architecturale

Plusieurs formes de Tours existent :
Il existe une typologie propre aux rois de Majorque : une tour conique d’une hauteur totale
allant de 10 à 15 mètres. En colimaçon, tous les deux mètres, des meurtrières venaient suivre
l’évolution de l’escalier jusqu’à un étage dont le plancher était fait de bois. L’édifice était couronné
d’un toit à la charpente en pointe.
Dans les Cévennes, l’Hérault et le Gard, une typologie de tours dite Sarrasines11 apparaît. Elles
présentent une hauteur d’élévation variant de 10 à 15 mètres, voire un peu plus comme c’est le cas
de la Tour de Canourgue. De forme quadrangulaire, surmontée d’une charpente à quatre pans,
outre cette charpente, certaines présentaient également une voûte. La porte étant surélevée par
rapport à la base de la tour, elles étaient souvent remblayées dans les niveaux inférieurs, au niveau
du seuil. Des échelles de bois permettaient probablement d’accéder à cette porte, mais également
aux étages présentant un plancher en bois.

La Tour de Montredon se rapprocherait de la typologie des tours dites sarrasines, avec cependant
des élévations moins importantes. D’ailleurs quelques autres tours à signaux des environs présentent
les mêmes caractéristiques et dimensions que celle de Montredon : la Tour de Vias près des Matelles
(dossier-annexe n°2, exemples d’autres tours, fig.1&2), la Tour de Roucayrol, la Tour de
Carremaule à Saint-Jean-de-Cuculle, la Tour de Tourrière de Cazevieille, ainsi que la Tour de
l’Homme mort à Saint-Gély-du-Fesc. On peut présumer que l’une des tours de la carte de Cassini
qui est devenue « le Fortin du Serre des Grottes », à Saint-Jean-de-Cuculle, présentait la même
typologie.

 Fonctionnement

Si les Tours se présentent sous diverses formes, elles ont toutes pour autant la même finalité :
émettre un signal d’alarme. L’ordonnance de 135812 du Vicomte de Narbonne nous renseigne à ce
sujet. Des signaux de feux prévenaient du danger à la nuit tombée, alors que le jour des signaux de
fumée étaient privilégiés. La garde devait probablement être assurée par deux hommes la nuit, alors
que le jour, un seul homme assurait ce poste. Le feu était préparé dans une cage de fer, située au
sommet de la tour.
Ces tours, comme il a été mentionné précédemment, fonctionnaient dans un réseau signalétique
dense. Celle de Montredon faisait partie d’un réseau qui comprenait la Tour de Goiraume au nord
de Saint-Georges-d’Orques, la Tour de Murles, le château de Vailhauquès ainsi que l’ancienne Tour
de Combaillaux, au centre de la ville fortifiée. Cette dernière fut détruite dans les années 1930. Ce
réseau devait se compléter par de multiples relais, que nous n’avons pas cité, afin de faire transiter
les informations jusqu’à Maguelone. (dossier-annexe n°2, Le réseau, fig.1)
Remarquons que, dans le quartier de la Valssière, au nord de Grabels se dresse La Tour de
Piquet. De plan octogonal, percée de baies en arc brisé, elle parait avoir une typologie trop
différente pour avoir fonctionner dans le premier réseau auquel appartenait la Tour de Montredon.

P.-S.

Ce texte est extrait du mémoire LPAATR "la tour de Montredon" : présenté ici.
Ainsi que les articles :

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