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La paix romaine (126 av. J.C. - 400 de notre ère)

lundi 25 juillet 2005 , par Arnal Jean, Rouquette Sylvie , Commenter

En 126 av. J.C. le proconsul Salluste appelé par les Phocéens de Marseille, prend possession de la Narbonnaise, de Lyon à Perpignan. Son successeur Domitius crée la voie domitienne pour permettre aux romains d’atteindre sans danger l’Espagne déjà conquise par mer. La « paix romaine » établie, les villes s’enrichissent rapidement, Nîmes, Arles... et bâtissent de grands monuments.

A la campagne, les fermes se multiplient. Une petite exploitation s’installe au Pré de Pourols non loin de la source, une maison con¬struite dans le bois de l’Euzière est maintenant arasée. A Sainte-Croix-de-Quintillargue, près de Cécelès, une belle « villa » a laissé une grande ruine et un riche cimetière à incinération fouillé par le groupe archéologique des Chênes Verts. Il s’agit probablement du domaine de Quintillius qui a donné son nom au village mais aucune inscription ne l’indique.

On reconnaît la présence de Rome aux innombrables poteries sigillées rouges fabriquées par millions d’exemplaires. Le moindre tesson découvert vaut une signature.

Sur le Lébous, particulièrement apprécié pour sa position dominante, les Gallo-romains ont construit de modestes habitations et un « parc à bestiaux » qui ont mal fini. Vers l’an 375 en effet ou peu après, un homme a fui précipitamment laissant tomber près de la porte, 22 monnaies romaines dont la plus récente livre la date. Un peu plus loin, près d’une masure, un autre personnage a jeté la moitié d’un veau qu’il portait sur l’épaule dont nous avons recueilli les os. En conséquence, ces deux faits divers témoignent d’un grave événement. Il doit s’agir de l’arrivée des premiers barbares. Sans cela, après une dispute de mauvais voisinage, les fuyards seraient revenus récupérer leur bien. Les spécialistes n’ont pas de traces écrites de l’arrivée des Vandales ou autres barbares avant 405. En fait, il s’agit de leur installation définitive, mais de petites vagues d’en¬vahisseurs plus précoces peuvent avoir échappé aux chroniqueurs de l’époque.

Le quatrième siècle se reconnaît aux innombrables poteries sigillées claires (jaune orangé) qui succèdent aux précédentes dont nous avons parlé. Progressivement, la céramique gallo-romaine devient plus grossière et évolue vers les productions médiévales.

D’après Emile Bonnet, dans son « Répertoire archéologique de l’Hérault, époque Gallo-romaine » une voie reliait Nîmes au Larzac en passant pas Sommières, Tréviers, Lodève... Une autre voie reliait Substansion (Castelnau-le-Lez) à Ganges. Elle ne pouvait passer ailleurs qu’à Tréviers. La troisième voie conduisait aux Matelles, hypothèse personnelle dont il est difficile de ne pas faire état, étant donné les rapports privilégiés entre les deux villages. Ces trois voies justifient le nom romain de Tres Vias ou si l’on préfère la parrochia de Tribus Viis (paroisse de Tréviers).

P.-S.

Source : "Saint Mathieu de Tréviers - Cinquante mille ans d’histoire". Livre écrit par Jean ARNAL avec la collaboration de Sylvie ARNAL - 1986
Avec l’aimable autorisation de Michel Arnal.

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