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Grotte des demoiselles

mercredi 8 janvier 2003 , par Perrey Luc , Commenter

Dominant l’Hérault, le plateau calcaire du Thaurac est surtout connu aujourd’hui avec les grottes des demoiselles. Mais bien avant son ouverture au public, les habitants de Saint-Bauzille-de-Putois et de Laroque y venaient pour exploiter les ressources naturelles. Le bois, bien entendu, avec la confection de charbon de boids. De nombreuses traces de charbonnières en témoignent encore.

Le calcaire du plateau est propice au développement d’un arbre pouvant atteindre 10 mètres de haut et vivre plusieurs centaines d’années. Il s’agit du Cornouiller mâme (Cornus mas) aux usages variés. Son bois exceptionnel, plus dense que l’eau et d’une dureté telle qu’on en faisait jadis des manches d’outils. Son fruit, la cornouille comestible, au goût acide, a une forme oblongue de 1 à 2 cm de long. C’est en plein été qu’elle est à point pour la cueillette. On en faisait de multiples préparations : décoctions alcoolisées, distillation, accompagnement de plats de viande, marinades, mais aussi confitures et garniture de tartelettes.

De tous temps, les paysans et éleveurs du secteur avaient l’habitude de jeter les animaux morts et des déchets dans un gigantesque aven qui jouait ainsi le rôle de décherge naturelle. L’imagination locale avait entouré cette caverne de nombreux mystères. C’est ainsi qu’on la considérait comme abritant des êtres fantastiques. Une légende y est née. Celle d’un berger appelé jean qui y tomba en recherchant une brebis égarée et qui, réussissant à retourner au village, y raconta qu’il avait vu des milliers de fées dansant autour de lui. Il n’en fallut pas plus pour qu’on lui donne le nom de "bauma de las fadas, de las damisela" ce qui en coccitan signifie "grotte des fées, des demoiselles".

Ce n’est qu’en 1889 qu’Edouard Alfred Martel en fit une véritable exploration et description, et c’est en 1929 que la Société des sites et monuments du Languedoc méditerranéen envisagea de percer un tunnel à partir de la falaise sud, haute de 85 m, et de construire un funiculaire permettant d’accéder aux salles et concrétions.

P.-S.

Source : La Gazette, n°641. Du 4 au 10 août 2000.

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