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Diagnostic du pays du Pic Saint Loup et de la Haute Vallée de l’Hérault (7/12)

lundi 25 septembre 2006 , par Perrey Luc , Commenter

Le traitement des informations avec le groupe de travail dit de synthèse

A la fin des douze réunions, un groupe de synthèse a été constitué à partir de personnes issues de chacun des groupes analytiques. Ce groupe de synthèse a repris l’ensemble de la production faite par chacun des groupes, afin de proposer les ressources, handicaps, opportunités et menaces relatives à ce territoire, par hiérarchisation, regroupement, synthèse des travaux de chacun des groupes.
Les RHOM proposées par ce groupe et leurs définitions sont repris dans la liste des caractéristiques que l’on retrouvera dans un tableau utilisé dans les chapitres suivants.

Sans en développer le contenu, ce qui a été fait pour les groupes de travail, on peut regrouper les éléments retenus par le groupe de synthèse en grands thèmes.

  Analyse des ressources proposées par le groupe de travail

> la richesse du territoire

Il s’agit en premier du patrimoine naturel et bâti, de l’environnement et de la qualité de vie attractifs. Ensuite viennent les savoirs et savoir-faire qui sont étroitement liés aux ressources précédentes et qui se valorisent mutuellement. La proximité d’agglomérations apporte à la fois des nouvelles populations, de la clientèle, des activités et génèrent d’importantes dynamiques. Enfin l’attachement au territoire est une valeur partagée par les acteurs en particulier par les productifs.

> les facteurs de changement et de développement

Cette richesse dans le territoire produit des efforts de valorisation par la qualité. Les groupes ont souligné la relation entre qualité des patrimoines, qualité des savoir-faire et qualité des productions. L’arrivée de nouvelles populations est un apport et une source de renouvellement. La dynamique associative dans laquelle les nouvelles populations sont partie prenante est, comme cela a pu être constaté dans les groupes, facteur d’engagement, d’initiatives et crée de l’activité. Enfin les groupements professionnels qui sont constitués et qui se développent dans le territoire, vont dans le sens des démarches de qualité en apportant appui, conseil et formation à un tissu économique composé essentiellement de petites entreprises.

> les atouts de l’économie locale et résidentielle

Si la viticulture représente l’activité emblématique du territoire qui fait beaucoup pour sa renommée, la diversité de l’artisanat et des TPE permet une pluralité des activités et un développement des services qui créent de la richesse et de l’emploi dans le territoire. Le potentiel touristique est considéré comme un atout majeur mais nécessite de développer des structures d’accueil de qualité. La croissance démographique importante vécue dans le territoire a comme conséquence directe le développement de l’habitat et donc une bonne santé du BTP local. Le secteur sanitaire et social est considéré comme un élément important de l’économie en terme de compétences, d’emplois, de richesse et aussi de qualité de vie dans la mesure où la population locale bénéficie d’un service de proximité de bon niveau. Enfin la commande publique dans un territoire aux activités essentiellement locales, est significative pour les entreprises.

  Analyse des handicaps proposés par le groupe de travail

> les risques de déstructuration spatiale et sociale

La péri urbanisation rapide qui concerne en particulier le sud du pays est un phénomène qui, pour le groupe, a pour conséquence la banalisation du territoire, de ses paysages et de sa structure villageoise qui en sont les richesses. C’est donc le risque de la disparition de ses singularités. La diversité des différentes unités qui le composent, en font sa valeur mais présente aussi le risque d’une difficulté d’unité et de cohérence. Le solde migratoire et la difficulté de son intégration depuis quelques années perturbent par la rapidité du phénomène la vie sociale locale et créent des divergences dans les pratiques et un manque de convergence dans la gestion et la stratégie en matière d’environnement.
La pression foncière qui accompagne cette croissance, rend à la fois difficile le maintien des habitants les plus modestes et accentue la déprise agricole en gelant les terres. L’agglomération par son poids et ses activités fragilise les entreprises locales et rend les communes dépendantes de décisions extérieures.

> l’insuffisance de coopération et d’organisation territoriales

La démarche du Pays a été l’occasion pour les groupes de souligner un besoin et un manque actuel de coopération entre les collectivités locales, les associations et les entreprises privant ainsi le territoire d’initiatives et de projets partenariaux. Si le territoire est déjà constitué en grande partie de communautés de communes, la faiblesse de la cohésion intercommunale indique la relative jeunesse de cette organisation. Enfin les communes et communautés de communes de taille modeste ne se sont pas encore suffisamment dotées de moyens en réserves foncières et en capacités financières pour peser de façon significative sur l’aménagement du territoire.

> Les retards d’équipement du territoire

Le territoire, selon l’ensemble des groupes, souffre d’un manque de logements locatifs, aggravé par la demande forte actuelle, d’une insuffisance et d’un retard des équipements et des services qui peinent à suivre l’évolution démographique et les nouvelles pratiques, enfin le réseau routier inadapté et dangereux ne répond ni aux besoins des résidents et des entreprises, ni à la demande touristique.

> la faiblesse de l’économie locale

Trois points faibles la résument. Le tissu économique local faible est constitué de très petites entreprises souvent fragiles ; les réseaux, excepté certaines filières, dans des activités spécifiques sont encore récents et les entreprises peinent à s’organiser et être une force de propositions à l’échelon local. La main d’œuvre locale peu qualifiée renforce cette situation et freine le développement de certains secteurs comme le tourisme et des entreprises comme le pole métal. Par son importance économique et sociale dans le territoire, la fragilité de l’activité agricole et ses incidences participent de la faiblesse de l’ensemble.

  Analyse des opportunités proposées par le groupe de travail

> la construction d’une organisation et coopération dans le territoire

Réponse aux handicaps déclinés plus haut, le Projet de Pays est vécu comme l’opportunité de travailler autrement et de mener collectivement des projets pour le territoire.

> l’intégration du pays dans les flux et les échanges de l’agglomération, du cordon littoral urbanisé et des grands axes routiers

Le captage des flux : TGV, vols low cost, autoroutes, à proximité du territoire est d’autant plus important, selon le groupe, qu’il est une opportunité pour le tourisme et les activités du territoire axées sur la qualité. Parallèlement, l’amélioration des liaisons routières avec Montpellier apparaît comme une nécessité pour le territoire.

> la montée de l’économie résidentielle

Le territoire, selon le groupe, a une offre compétitive concernant les retraités européens, et le papi boom est considéré comme une opportunité pour venir consolider une économie essentiellement résidentielle.
L’évolution quantitative et qualitative de la demande de loisirs légitime pour le groupe les efforts actuellement entrepris dans le tourisme et correspond à la qualité du territoire et son offre.

  Analyse des menaces proposées par le groupe de travail

> une mono fonctionnalité ségrégative du territoire

Liée à la forte pression foncière et immobilière extérieure et la proximité des agglomérations, le risque est grand, pour le groupe, d’évoluer vers un territoire exclusivement résidentiel pour des gens fortunés et(ou) de devenir un pays dortoir.

> l’accentuation du déséquilibre urbain-rural

Le départ des services publics qui se fait déjà ressentir dans le pays, selon les acteurs, risque d’avoir comme conséquence l’accentuation de la tendance du territoire à devenir un pays dortoir et à entraîner la disparition d’une vie villageoise qui repose sur la présence des commerces et des activités dans ses centres.
L’absence de poids local sur les infrastructures, les équipements et les projets aura pour conséquence la non prise en compte des situations locales, des besoins et des modes de vie encore ruraux du territoire et accélérera le processus de banalisation et d’uniformisation du pays.

> la dégradation des richesses du territoire

Conséquence de l’attractivité du pays et de la proximité du cordon littoral urbanisé, les acteurs craignent l’absence de maîtrise des flux touristiques et de loisirs d’autant plus dangereux que l’environnement est fragile.
La densité urbaine croissante fait craindre parallèlement la raréfaction de la ressource en eau, pénalisante en particulier pour les activités agricoles du pays. Enfin les dégradations et le pillage du patrimoine, en l’absence de capacités réelles de gestion de celui-ci, risquent de s’accentuer, entraînant la dévalorisation de la richesse principale du territoire, et, la montée de l’incivilité est considérée comme déstabilisante, en particulier pour la vie villageoise et les manifestations et fêtes locales, démobilisant, selon le groupe, le bénévolat associatif.

P.-S.

Cette page fait partie d’une série de 12 articles intitulés "Diagnostic du pays du Pic Saint Loup et de la Haute Vallée de l’Hérault" :

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